Salins-les-Bains ville thermale, fin

Publié le par Evelyne R

Le sel de la Terre

Au Moyen-Age déjà, la cité franc-comtoise de Salins tire prospérité et renommée de l’exploitation de ses sources salées. Des siècles durant, dans la confidentialité d’une enceinte fortifiée, toute une communauté ouvrière s’affaire : extrait, transporte, évapore, égoutte, moule une récolte précieuse et fortement taxée.

Mais le feu de la cuisson des eaux salées a bientôt épuisé les bois alentour. Pour satisfaire à moindres frais les besoins en combustibles, une nouvelle saline est construite dans les années 1770, à la lisière de la prodigue forêt de Chaux. Dès lors, une canalisation longue de vingt et un kilomètres achemine la saumure salinoise jusqu’aux chaudières de la Saline Royale d’Arc-et-Senans, dessinée par l’architecte Claude-Nicolas Ledoux. A partir du XIXe siècle le sel est une denrée banale aux coûts de production en baisse constante. Devenues obsolètes, les méthodes de fabrication de la saunerie de Salins ne lui permettent pas de faire front. Son activité ne cessera plus alors de décliner, jusqu’à la fermeture définitive en 1962.

La station thermale implantée en 1854 à Salins-du-Jura (rebaptisé plus tard Salins-les-Bains) est aujourd’hui l’ultime utilisatrice de la muire locale que continue de recueillir, à 246 mètres de profondeur, une machinerie hydraulique deux fois centenaire.

J'espère que cette plongée dans l'histoire vous a intéressé.

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