Salins-les-Bains ville thermale

Publié le par Evelyne R

Une ville chargée d'histoire, la suite

Pendant les siècles qui suivent, malgré les maux habituels de l’époque (peste, guerres, incendies…), Salins demeure, sous la souveraineté bourguignonne, puis sous celle des Habsbourg espagnols, la capitale économique et la ville la plus peuplée de la Franche-Comté. Les constructions, plus souvent des reconstructions car la place manque, sont particulièrement nombreuses à la fin du XVe et au XVIe siècle.

L’annexion à la France (1674-1678), en faisant de Besançon la capitale d’une province centralisée à la française, diminue l’importance relative de Salins qui reste cependant au XVIIIe siècle, avec ses salines modernisées, son titre de place de guerre, sa garnison, ses forts dont l’un reconstruit par Vauban, son vaste hôpital militaire et civil, ses grands couvents bâtis ou rebâtis au début du siècle, une ville active et prospère qui compte en 1789 plus de 8 000 habitants.

La révolution lui porta un coup très dur en ne la choisissant pas lors de la création des départements, comme chef-lieu de celui du Jura, à cause de sa situation trop excentrée. Privée de ses tribunaux et de ses administrations elle devient un simple chef-lieu de canton.

En 1825 un nouveau coup la frappa : un incendie terrible réduisit en cendres, à l’exception de quelques monuments, le centre et le sud de la ville.

Sous le Second Empire, Salins, reconstruit entretemps, connut un renouveau en devenant sous l’impulsion d’un familier de l’Impératrice Eugénie, une station thermale élégante reliée à Paris par le chemin de fer dès 1857. Un établissement thermal, un Hôtel des Bains luxueux, un casino furent construits, des promenades aménagées.

Cette nouvelle activité ne fut pas gravement affectée par la chute du régime impérial. Elle perdit seulement avec les années un peu du caractère hautement mondain que son ambitieux créateur avait voulu lui donner, cependant qu’avant la fin du siècle le phylloxéra détruisait le vignoble salinois autrefois important et réputé, qui faisait vivre une partie importante de la population.

Au XXe siècle Salins, mal placé dans la compétition économique moderne, avec ses salines définitivement fermées en 1962, s’est de plus en plus tourné vers l’exploitation de son riche capital touristique et thermal.

Prochaine publication : le sel de la terre.

A bientôt.

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